Jean Chatroussat

Jean Chatroussat fait son premier carnaval en 1946. Il recueille régulièrement le parler dunkerquois dans le commerce de fruits et légumes hérité de ses parents. Ce que l’on appelle le « parler dunkerquois » est très localisé (Dunkerque et les communes limitrophes). C’est un langage qui emprunte à la fois au flamand et au picard, né de l’imposition du français (à partir de la conquête par Louis XIV), mais conservant la syntaxe flamande (ex. « j’ai de l’argent trop court », « tu viens avec ») et un accent prononcé. Il comprend peu de verbes, d’adjectifs, mais de nombreux noms communs en lien avec la vie courante (alimentation, vêtement, comportements) et le port. Jean Chatroussat relance des chansons de carnaval anciennes dans les années 70 dans les chapelles dunkerquoises, trouvant les airs grâce à la SACEM (ex l’air du couteau de Théodore Botrel, pour « Le Platche récalcitrant »). Il crée en 1995 l’association des Pénélècres qui œuvre à la promotion de ce parler. Il anime parallèlement une chronique dans la Voix du Nord (avec un petit lexique), publie des ouvrages et des CD. 

S.-A. Leterrier

Bibliographie

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LIENS POUR APPROFONDIR

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Fiche d'inventaire